Partout en France des collectifs sont en train de voir le jour et de
s’unir pour s’opposer à cette loi. Certains pour préserver la
spécificité de leur habitat : yourte, mobile home, d’autres pour lutter
contre un contrôle accru de l’espace social, pour garantir une justice
publique, pour lutter contre un fichage tout azimut, pour ne pas
pénalisées les biffins …
Pour notre part nous n’avons de cesse, de dénoncer les dangers de
filtrage de l’internet menaçant les principes égalitaires de diffusion
et de réception de l’information. Promesse tenue du président Sarkosy
aux industries culturelles.
Les artistes ayant fait le choix des licences libres pour diffuser leurs œuvres sont évidemment concernés par “un internet” qui privilégierait
l'accès à des contenus au détriment d’autres. En l'occurrence, “les
contenus des Majors de l’industrie” sur “les contenus autos produits”.
Un grand nombre d’artistes ont pu par internet éditer leurs écrits,
leurs musiques, leurs films. Cela a permis à beaucoup d’entre eux de
s’affranchir des contraintes esthétiques d’une industrie culturelle ne
percevant l’œuvre que comme une valeur marchande ; et ce, au détriment
des valeurs de partage et de liberté.
Nous n’épiloguerons pas sur les philosophies induites par le copyleft,
les arts libres, et les luttes menés contre Hadopi, LOPPSI maintenant et
ACTA prochainement.
Ni sur les stratégies diverses et variés, efficientes ou non efficientes
pour lutter contre LOPPSI : le texte est passé à l'assemblée, il y a
peu de chance d'influencer le sénat …
Tout cela serait désespérant, s’il n’y avait partout en France des
collectifs se constituant pour échanger sur le “projet de société”
induit par LOPPSI et les moyens d’en “inventer un” compatible avec le
choix de son habitat, sans un contrôle accru de l’espace social,
garantissant une justice publique, favorisant la libre circulation des œuvres …
En d’autre terme une invitation à “comprendre”, “agir”, “penser” comme aurait pu l’exprimer la philosophe Hannah Arendt.
C’est bien là un essentiel qui a fait défaut : entendre de “la pensée” !
Qui n’a pas rêvé contre cette loi (pour certains, la plus liberticide
jamais créer depuis longtemps) lire une tribune d’un homme politique,
d’un intellectuel. L’indignation s’est tue dans la bouche des “grands
penseurs”, que l’on aurait rêvé entendre, même à demi mot chuchoté.
Doit- on, donc, en tant que Libriste, Art Libriste, Net Libriste,
participer aux collectifs en train de se créer dans certaines régions ?
Il semble évident que oui, car nous ne pouvons pas refuser une union
salutaire qui semble proposée et qui permettrait d’infléchir cette loi,
voir de la supprimer. Parce que, nous avons à partager « le projet de
société » lié à la préservation des biens communs. Nous pouvons aider à
une meilleure organisation de ces collectifs par notre connaissance de
l’internet.
Nous avons encore à échanger sur l’importance de la neutralité du net,
le choix des logiciels libres, l’importance des licences de libre
diffusion.
On ne perd rien à (« se ») manifester, on met juste en action notre indignation.
C’est pourquoi, l’association Libre Accès a contribué (modestement) à mettre en place le site : http://antiloppsi2.net/
Et appelles à participer à toutes les manifestations :
Paris le 15/01 à 14H30 rendez vous ODEON, DANTON
Lyon le 15/01 à 14H00 rendez vous place des Terreaux
Marseille le 15/01 à 14h - Palais de justice.
Bordeaux le 15/01 à Place Saint Christoly a 18h.
Lille le 15/01 place de la République de 14h
Angers le 18/01 Place Leclerc à 14h30.
Rennes le 18/01 Place de la Mairie à 14h,
Périgueux le 18/01 à 11h devant la Préfecture
Toulouse le 18/01 à 13h30 à Saint Cyprien jusqu’à Jean Jaurès.
Tours le 18/01 - Place Jean Jaurès.

Commentaires
Cette gouvernance se met hors des Lois de Convention sur les "Libertés fondamentales de l'Union Européenne je cite: le Titre I article 10 "Toute personne a droit à la liberté d'expression.Ce droit comprend la liberté d'opinion et la liberé de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu'il puise y avoir INGÉRENCE D'AUTORITÉS PUBLIQUES et sans considération de frontière".Le présent article n'empêche pas les Etats de soumettre les entreprises de radiodiffusion,de cinéma ou de télévision à un régime d'autorisations.Ce qui en l'espèce ne stipule pas la diffusion numérique du Web et cette ingérence avéré de la loi Loopi II et sa nature juridique qui restreint la notion même de cet article de loi par l'absence du droit d'acces à un Juge et le principe du débat contradictoire en vertu de l'article 6 - 13 et son prolongement dans les articles du Titre V-Article 60 - 62 de ladite Convention....Aussi je suggère en vertu de cette legislation Loopi II qui apparait unilatérale,de saisir le Tribunal Européen,pour non respect avéré de la gouvernance française de ladite Convention des Droits de l'Homme et des Libertés fondamentales.Il se trouve que les Réseaux soçiaux sont soumis d'ors et déjà à "modérations" par les Directions et "Modérateurs" des Hébergeurs,et que l'autorisation à d'ors et déjà été donnée par l'État à ces réseaux hébergeurs, et que ce genre de loi Loopi II conduisent à des restrictions supplémentaires de nature pouvant désormais être considérées comme abusives....
de Beaulieu