Une nouvelle de science fiction, d'anticipation serai-je tenté d'écrire.
Le thème a déjà été abordé plusieurs fois : Que deviendrai l'Homme s'il acquérait l'immortalité ?
Il se réfugierait dans l'oisiveté.
Je me suis rappelé les comics que je lisais gamin, en particulier la
saga du Beyonder, un Dieu d'un autre univers qui cherche à comprendre
l'intérêt que l'Homme accorde à la vie.
La réponse lui viendra de Dazzler, une mutante dont il tombera amoureux.
La vie ne vaut la peine d'être vécue que si elle s'arrête. La valeur
des choses provient de leur fugacité.
Bref, pas très original et cette nouvelle n'apporte rien de bien neuf à cette réflexion.
La bonne idée est d'avoir utilisée le procédé des destins qui se croisent. C'est ici bien fait.
Malheureusement, les personnages ne sont pas assez fouillés, un petit
historique ou flash back les concernant aurait apporté un peu de
profondeur psychologique. Ici, on a l'impression que l'utilisation de
stéréotypes : le flic désabusé, la bimbo, le poète romantique affranchit
l'auteur de cette contrainte. Dommage.
Le personnage de la bimbo est un peu loupé pour moi dans le sens où il
était intelligent de ne pas la faire stupide puisqu'elle est millénaire
mais ses réflexions trop poussées, en particulier sa réponse au flic
p12, ne font pas naturelles, surtout lors d'un dialogue.
L'univers futuriste proposé par Jean-Baptiste n'est pas non plus très
original, on est en terrain connu mais au moins ne commet-t-il pas le
travers de nous submerger de termes « futuristes ».
Le monde décrit avec ces castes m'a rappelé très fortement celui de Gunm
avec Jéru et Salem (pareil pour le coup de l'ordi omniscient). Beaucoup
d'auteurs de S.F. décrivent cette socialisation logique : les riches
d'un côté, les pauvres de l'autre.
Par contre, on aurait aimé savoir comment ont été choisis les premiers immortels.
La chute est attendue mais j'ai bien aimé le coup de la boite de
conserve. On peut y discerner une allégorie comme la lune dans le
caniveau.
Le style est agréable (vocabulaire relativement recherché mais pas «
ostentatoire » et construction travaillée malgré quelques
lourdeurs/maladresses), fluide et colle bien au genre. Quelques belles
trouvailles comme Mort dorée.
Il pourrait être plus personnel. Je veux dire que cette vision est assez
neutre, je ne vois pas vraiment celle de l'auteur ou ne le retrouve
dans l'un des personnages.
Quelques maladresses comme celle-ci p1:
Seulement, il avait oublié qu'il était d'autant plus facile de repérer une personne dans une décharge, qu'elle était seule.
La relative finale alourdit la phrase.
Ou bien P 2 : Mais les primes pour vol
Je ne pense pas que l'on donne une prime pour un vol mais pour un voleur attrapé.
Enfin quelques remarques :
P9, pourquoi passer à l'italique pour livrer la pensée ?
Lorsque l'on met trois points de suspension, il ne faut pas ajouter de point final.
Les majuscules doivent être accentuées.
En Europe, pour les dialogues, on utilise les tirets suivants : — et jamais les deux « + —
Cette nouvelle devrait être dans la moyenne, et non un bon texte, sur un site littéraire.
Édité pour une blague involontaire sur le prénom (merci Monarivero).
Plaisir de lecture : petite érection
Oeuvre critiquée : Ta Dictature
Auteur : Jean-Baptiste Messier
Critique : merci némascope

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