Luiz Inácio Lula da Silva, ou plus simplement appelé "lula" est vraiment un cas à part. Terminant son mandat avec une popularité plus que record, toujours en exercice, il a pris la parole avec une vision... comment dire... différente de la nomenclatura.

Le texte traduit en français :

“Nous remercions chaleureusement tous ceux qui nous ont beaucoup aidés, comme nous remercions la presse … La presse, je  veux dire, parfois je la critique, vous dites «Lula critique la  presse.” Non, je vous mets juste en garde. J’aime la façon dont vous me prévenez alors je tiens à vous avertir de quelque chose que je trouve bizarre, c’est que le gars qui était en train de démêler la diplomatie  américaine … comment il s’appelle? Wikileaks! Le garçon a été arrêté et je ne vois aucun signe de protestation contre [la restriction de] la liberté d’expression! (Applaudissements) C’est drôle, on ne voit rien … rien! Il n’y a rien contre [la restriction de] la liberté d’expression … d’un gars qui a mis à nu ce que quelques ambassadeurs faisaient. Je ne sais pas si mes ambassadeurs en font partie, mais il faut que Dilma le sache, et parle à ses ministres, si nous  n’avons pas à écrire, n’écrivons pas! … C’est mieux de passer un message vide ! Et voilà, il apparait ce type Wikileaks, il met à nu la diplomatie qui semblait inaccessible, qui semblait la plus sûre du monde, et on commence une traque. Je ne sais pas si on a mis des  affiches comme au temps du Far West en disant “Recherché mort ou vif», vous savez ? Puis ils ont attrapé ce garçon et je n’ai pas vu un élan de protestation.

Hé,  Stuckinha (Ricardo Stuckert, photographe officiel du président), vous pouvez mettre sur le blog du Plateau la première manifestation: contre [la restriction de] la liberté d’expression sur Internet, afin  que nous puissions protester, parce que le gars était juste en train de mettre ce qu’il a lu. Et s’il a lu, c’est parce que quelqu’un a écrit, donc le coupable n’est pas qui a publié, le coupable est celui qui a écrit. Ainsi, au lieu de blâmer ceux qui ont publié, il faut blâmer la personne qui a écrit des choses ridicules, sinon on aurait pas le scandale qu’on a. Donc, Wikileaks, ma sympathie pour la divulgation des choses et ma  protestation contre [la restriction de] la liberté d’expression. Une accolade. »

la vidéo :

Ça fait juste du bien de lire ça, juste pour se dire que -peut être- un homme ou une femme politique peut comprendre le monde qui l'entoure, et d'avoir le regard qui se projette un peu plus loin que les rayures du parquet.

Source, où le texte est retranscrit en Brésilien et en anglais : http://tropicaline.wordpress.com/2010/12/11/lula-presta-solidariedade-ao-wikileaks/