Tout a commencé à l’automne 2008 avec la deuxième phase de la crise des surprimes. A cette époque les résultats financiers étaient plutôt bons et sur un rythme de croissance presque flatteur, nous foncions tête baissée vers la période de Noel avec un carnet de commande déjà bien garni. Décembre 2008 devenant même le meilleur résultat de tous les temps pour InLibroVeritas. Un chef d’entreprise débutant aurait certainement vu dans ces chiffres l’annonce d’une consolidation de l’entreprise et enfin un avenir prometteur. Seulement voilà, je ne suis pas tombé de la dernière pluie. Et heureusement.
Ça a vraiment touché InLibroVeritas vers le 15 janvier 2009. On sait bien que les mois de janvier sont toujours plus mous parce que noël est passé, mais mou à ce point là ça met la puce à l’oreille. J’ai donc décidé, contre l’avis de beaucoup, de ne pas continuer le développement des Distributeurs Automatique de Culture et de me recentrer le plus rapidement possible sur notre cœur de métier : la création et l’édition de livres. Bien m’en prit. InLibroVeritas allait entrer dans la plus grosse période de difficulté de son histoire.
De janvier à juin 2009 nous avons vu les ventes de livres chuter de plus de la moitié, comme le résultat. La totalité de la trésorerie d’InLibroVeritas disparu entièrement. Hé oui, argent ou pas, crise ou pas, l’URSSAF, le GARP, la TVA... continuent à vous prélever sans se soucier le moins du monde de votre situation financière. Les charges fixes vous grèvent chaque mois d’avantage. Il faut assurer la paye tout en continuant à travailler et à écoper pour ne pas sombrer.
Une tempête effroyable. J’ai vu cinq de mes amis sombrer dans les eaux noires et glaciales du dépôt de bilan. Des imprimeurs, sous-traitants d’InLibroVeritas, disparaître également. Un cyclone balayant les entreprises et les emplois, broyant et déchiquetant tout. Et alors que les petites et très petites entreprises luttaient avec l’énergie du désespoir les banques étaient sauvées d’un claquement de doigts.
Mais le plus dur n’est pas de survivre à la tempête, c’est après, une fois échoués sur la plage, exsangues, exténués, lorsqu’il faut se relever que l’énergie vous manque. C’est ainsi que, fin juin 2009, je me suis retrouvé sur la plage au milieu des débris du beau navire InLibroVeritas. Épuisé par des mois de lutte contre l’ouragan, il ne restait plus grand-chose d’encore debout. Je me suis assis sur la plage et j’ai regardé autour de moi.
Des centaines, des milliers, d’autres navires étaient également échoués sur la plage, certains plus amochés que d’autres, mais tous en piteux état. Errants autour de moi, des chefs d’entreprises en pleurs, des employés hagards, réunis dans une tristesse profonde, face à moi la tempête, toujours, qui s’approchait et qui n’aurait fait qu’une bouchée des lambeaux de ce qui restait. Dans ce cas il ne reste que deux options. Aucune des deux étant plus facile ou plus déshonorante que l’autre, au contraire le choix qui vous reste vous entraine dans tous les cas vers un chemin escarpé et usant.
Avant d’aller plus loin, je voudrais qu’on n’oublie pas que l’emploi dans un pays comme la France, n’est pas dans les grandes entreprises, au contraire c’est là que l’employé est vraiment une variable d’ajustement, mais dans les PME/PMI. Ces petites structures à tailles humaines où l’on peut encore connaître tout le monde représente plus de 90% du tissu de l’emploi, c’est là que se joue l’avenir. C’est là où l’on trouve les vrais chefs d’entreprise, ceux qui mettent leur argent, leur temps, leur énergie et leurs couilles sur la table pour faire fonctionner la boite.
Avant d’aller plus loin, je voudrais rappeler aux grands patrons des grandes entreprises du CAC 40 qui ne mettent ni leur argent, ni leur temps, ni leur énergie ni leurs couilles sur la table pour créer ou faire fonctionner ces boites, de ne pas oublier de venir s’asseoir sur mon majeur avant de le sucer. Par leur faute, et leur seul faute, on s’est tous retrouvé comme des Robinson Crusoé sur la plage et pas un de ces fautifs n’a erré à un seul moment parmi nous, pas un n’a gouté l’acre du sable mélangé au sel de l’amer, alors même que leurs propres employés le goutaient, eux.
Deux choix, une alternative. Soit vous abandonnez, parce que c’est plus possible, soit vous continuez parce que c’est possible. Dans mon cas je dois avouer que la rage m’a fait me remettre en marche. La haine envers ceux qui nous ont plantés comme ça, une colère noire alimentée par le sentiment d’injustice, je ne voulais pas abandonner ce pour quoi nous nous sommes tous battus sur InLibroVeritas, je ne voulais pas, je ne pouvais pas ne pas au moins essayer. J’ai fermé les yeux et j’ai pensé à tous ceux qui ont écrits sur InLibroVeritas, à tous ceux qui viennent quotidiennement lire, mais aussi à Thomas (Wicked), à Alexandre (Néocrea), à ceux qui ont besoin d’InLibroVeritas. A tout ce travail, comment laisser ça... là... ?
Oh, je ne suis pas un surhomme, ou une exception, au contraire, beaucoup se sont levés, la mâchoire et les poings serrés, le regard noir. Ce regard qui dit « je suis vivant ! ». Alors on s’est dressés, et on s’est mis à marcher sur la plage, comme d’autres avant nous, et comme d’autres après nous.
J’ai ramassé et rassemblé tout ce que j’ai pu trouver de ce qui restait de la société et j’ai décidé de ne plus me défendre face à la crise, mais à l’attaquer. Et tant pis si ça doit être le dernier combat, je préfère mourir debout que survivre à genoux. J’ai donc jeté mes dernières forces dans ce dernier combat. Ce dernier combat aurait un nom, une réalité concrète : « devenir vraiment libre ».
Heureusement, la chance ou le destin, qu’importe, InLibroVeritas a croisé dans le même temps le chemin d’un livre, « la bataille Hadopi » qui a permis de souffler un peu et de reprendre quelque force. Saluons ici le travail de Jérémie Nestel qui m’a plus qu’aidé à porter ce projet.
Restait quand même le dernier combat, mais pas l’ultime espérons-le, a livrer. J’ai pris les livres de comptes, j’ai lu, analysé et décidé : InLibroVeritas allait se doter de ses propres machines, de ses propres outils, de son propre matériel pour imprimer ses livres. Et ce afin de répondre à quatre objectifs :
- garantir des délais contrôlés, stables et sûrs à J+2,
- permettre d’être enfin autonome pour proposer des nouvelles idées d’impressions de livres,
- améliorer les marges de l’entreprise pour lui permettre de se consolider et de devenir plus fort,
- offrir à la communauté les outils de professionnels pour l’aider à atteindre ses propres objectifs, ses propres envies.
La décision a été prise en juillet 2009. En décembre 2009 c’est une réalité. Sans la moindre trésorerie, sans la moindre capacité d’auto-financement, sans les banques qui ont refusé d’aider et de soutenir InLibroVeritas (no comment), après quatre mois de travail acharné, à force de volonté, je peux aujourd’hui vous annoncer qu’InLibroVeritas a fait ce que bien peu croyait possible : l’acquisition de 70 000 € de matériel pour imprimer des livres plus vite et dans de meilleures qualités encore.
Du matériel de haute technologie, dédié aux arts graphiques, et dimensionné pour absorber une charge de plusieurs centaines de livres par jour. Une machine dédiée uniquement à l’impression de l’intérieur des livres d’une capacité de 3600 pages à l’heure, une machine dédiée à l’impression des couvertures toutes deux capables d’imprimer sur des formats supérieur à l’A3, 320x450 mm. Des matériels dédiés au façonnage et à la reliure : une machine à dos carré collé automatique, un laminateur pour le pelliculage des couvertures, un massicot entièrement électrique, une raineuse pour le pli d’aisance des couvertures. Ces outils de production pourront évidemment être utilisés pour la réalisation de BD couleur, marque-pages, flyers, posters, brochures, livrets...
Ainsi InLibroVeritas devient vraiment libre et autonome. Armé pour les nouveaux défis qui l’attendent.
Rendons à César ce qui lui appartient, ce projet n’aurait jamais pu se concrétiser sans l’aide précieuse d’un vieil ami, grand imprimeur devant l’éternel, Dominique Lardaux, sans l’aide de Jean-Yves Clausse de la Société Océ pour qui le mot de partenaire revêt tout son sens et sans l’aide de Philippe Dupont de Ipso Facto.
Mais il y’a aussi tout ceux qui, indirectement, parfois sans même s’en rendre compte, m’ont aidé dans ce projet : Didier Roche, Alexis Kaufman, les frangins Geers, Charly DiNino, Jérôme Thierry, Olivier Resevski, Georges Meirinho et bien sûr Nat ;-)
InLibroVeritas va fêter ses 5 années en janvier 2010, au moment exact où nous seront complètement opérationnels et phase de production intégrée. Les trois semaines qui viennent nous permettant de monter progressivement en puissance et de basculer de l’externalisation de l’impression des livres à l’internalisation.
Comme il y’a cinq ans, lorsque j’expliquais que j’allais vendre des livres que tout le monde pourrait télécharger gratuitement sur internet et qu’au mieux on me rallait, au pire on essayait de me dissuader, je suis de nouveau face à un drôle de pari. Mais cette fois je ne suis pas seul, vous êtes tous là et vous pourrez participer au succès. Comment ? En continuant à faire ce que vous avez toujours fait : écrire en ligne et en faisant la promotion des œuvres d’InLibroVeritas, ou en achetant des livres, comme l’agenda Wikimédia 2010 qui participera à l’amortissement financier des machines et qui aidera concrètement wikimédia France, deux bonnes actions en un seul geste.
Faster, stronger, better, tel pourrait être le pitch... Mais avant de pleinement entrer dans cette nouvelle ère, n’oublions pas qui nous sommes et d’où nous venons, où nous allons, comment et pourquoi nous y allons. Et surtout, surtout, se reposer un [petit] peu.
L’année 2009. Quel drôle d’année où j’ai côtoyé les abimes de Nietzsche et le must du must. Comme le disait le grand philosophe Yoda « toujours en mouvement est l’avenir », c’est pourquoi il ne faut jamais renoncer et toujours se relever même échoué sur la plage. De toute façon le soleil se lèvera demain, on continuera à respirer et qui sait ce que la marée vous apportera ?
Restez libres et ne renoncez jamais...
crédits images : bass player by ashtra et gangsterpack par Rocka Graphics cc-by

Commentaires
Drôled'année pour In Libro Veritas. http://ur1.ca/h8mf "Restez libres et ne renoncez jamais..."...
bsibaud's status on Sunday, 06-Dec-09 22:21:05 UTC (bsibaud)Très beau texte. Longue vie à ILV.
Hervé de TonquédecRT @bsibaud: Drôle d'année pour In Libro Veritas. http://ur1.ca/h8mf "Restez libres et ne renoncez jamais..." #hadopi...
olivierauber's status on Sunday, 06-Dec-09 23:37:11 UTC (olivierauber)Via @olivierauber & @bsibaud : Le jour où InLibroVeritas devint vraiment libre http://ur1.ca/h8mf...
notae's status on Sunday, 06-Dec-09 23:45:53 UTC (notae)RD: @bsibaud: Drôled'année pour In Libro Veritas. http://ur1.ca/h8mf "Restez libres et ne renoncez jamais..."...
tr4sk's status on Monday, 07-Dec-09 08:28:46 UTC (tr4sk)RD: @tr4sk: RD: @bsibaud: Drôled'année pour In Libro Veritas. http://ur1.ca/h8mf "Restez libres et ne renoncez jamais..."...
rodolphe31's status on Monday, 07-Dec-09 09:03:32 UTC (rodolphe31)Un combat qui force le respect. Merci à toi @ boogieplayer et pour tout ce que tu fais pour la Culture #libre. http://is.gd/5elrJ #free #cc...
winael's status on Monday, 07-Dec-09 09:40:53 UTC (winael)Félicitations. Bonne réaction. Et s'il n'en reste qu'un, vous serez celui-là.
ronchonExcellente idée d'être autonome. Je souhaite du succès à ILV pour toujours. Merci pour ce billet. Je me demandais comment se portais ILV et comment il combattait.Vous avez écris un très joli témoignage alimentant le courage dont chacun a besoin pour vaincre ses propres démons.
liloLe navire InLibroVeritas vogue sur les flots après une drôle d'année http://u.mavrev.com/0asw9...
fcouchet's status on Monday, 07-Dec-09 11:07:17 UTC (fcouchet)Le jour où InLibroVeritas devint vraiment libre http://ur1.ca/h8mf...
framasoft's status on Monday, 07-Dec-09 11:15:30 UTC (framasoft)Bravo ILV et longue vie! RD @framasoft Le jour où InLibroVeritas devint vraiment libre http://ur1.ca/h8mf...
petitprince's status on Monday, 07-Dec-09 12:53:14 UTC (petitprince)Bel article, content d'avoir embarqué comme auteur sur le navire ILV .....
MichaelRD: @framasoft: Le jour où InLibroVeritas devint vraiment libre http://ur1.ca/h8mf...
numahel's status on Monday, 07-Dec-09 13:47:03 UTC (numahel)Si beaucoup de personnes pouvaient se bouger comme Matthieu, les choses changeraient. En attendant, je suis sacrément content que ce soit un type dans son genre qui soit aux commandes d'ILV.
ShangryLa lie de la liberté sera toujours faite de ce qui reste après. Le tout est d'être toujours là quand cet après apparait. Je suis heureux d'y être même si je suis aussi triste de n'avoir pas été dans la confidence des trames passées.
ILV sera ce que nous en ferons dit-il... ILV sera surtout ce que tu en feras.
Et je crois que là, c'est la bonne voie à prendre à condition que la technique soit aussi maîtrisée...
Bon courage et à bientôt sur d'autres vers
Jost Vincentà lire ! merci @fcouchet http://www.ilv-bibliotheca.net/blog/index.php?post/2009/12/06/Le-jour-o%C3%B9-InLibroVeritas-devint-vraiment-libre...
dmentre's status on Wednesday, 09-Dec-09 10:26:56 UTC (dmentre)Je pense en effet que c'est courageux d'avoir osé reprendre ILV et ne pas laisser couler. Bravo !
Je vais me permettre quelques critiques dans ce qui va suivre, donc à lire en étant détendu, car ça se veut aussi constructif.
Il est dommage de ne pas avoir prévenu les auteurs d'ILV-édition de la réalité de vos moyens, car il est beaucoup plus facile alors de ne pas avoir les retours sur les services attendus en comprenant les difficultés et les risques, qu'en étant simplement déçu, voire en colère, à cause de prestations promises par l'éditeur, payées par l'auteur et non réalisées, et d'un travail d'éditeur et qui n'est pas à la hauteur de la qualité de l'oeuvre. L'impression de certains est plus d'avoir payé un imprimeur/hébergeur qu'un éditeur (pas de relecture de l'oeuvre, de conseil, de promotion... je parle de manière générale pour avoir discuté avec plusieurs auteurs ou ex auteurs déçus ayant édité chez ilv editions, pas la peine de chercher si j'ai édité, je ne l'ai pas fait pour la bonne raison que je n'ai rien écrit :)
En effet, choisir de mettre en valeur quelques bouquins est une bonne idée (même si je trouve dommage cette surenchère sur l'unique Ubuntu au détriment d'autres distribs, mais la stratégie se comprends et je pense qu'elle peut se révéler payante...) et il serait intéressant je pense pour ilv de continuer à faire dans la qualité plus que dans la quantité, quitte à avoir une ligne éditoriale plus réduite, moins généraliste.
Ce qui marche et est reconnu chez ILV, c'est son engagement envers la culture libre, ce qui marche beaucoup moins, c'est l'édition et la promotion d'auteur de tous genres (romanciers, poètes etc).
Je pense donc qu'il faut privilégier ce qui marche, et abandonner (du moins tant que les moyens ne seront pas là) ce qui ne marche pas, car un auteur n'est pas juste un revenu, c'est quelqu'un qui a vécu pour son oeuvre et qui souvent ressent la même chose pour elle (même si le contexte est différent) que ce que vous ressentez pour votre société. C'est son âme.
Longue vie à ILV !
sylTrès intéressant commentaire de la part de syl……
MichaelEmbarqué comme auteur chez ILV pour un premier livre, durant l’été 2009 (en plein cœur de la tourmente, finalement) , je suis très content du résultat, mais…….. une interaction editeur-auteur un peu plus forte et dynamique aurait rendu l’expérience absolument parfaite......
''Des imprimeurs, sous-traitants d’InLibroVeritas, disparaître également. ...
InLibroVeritas allait se doter de ses propres machines''
Cool, on va peut-être avoir des impressions de qualité maintenant !
StabbquaddOu alors ça sera encore pire.
On verra bien.
Et qui sait, peut-être ILV deviendra vraiment éditeur en 2010... comment ça serait fun !
Donc pour être un vrai patron il faut "mettre ses couilles sur la table". Ce qui disqualifie d'office toutes les femmes. Lamentable. L'intérêt du projet d'ILV n'excuse pas ce type de propos. Je voyais en ILV un moyen de lutter contre les discriminations en permettant à chacun et chacune de s'éditer, mais vos propos au contraire consolident d'autres formes de discrimination.
Clochix@Clochix, je pense bien que MP utilise l'expression au sens générique, non genré, que nous sommes tous d'accord, lui, moi, vous, d'autres, qu'en ce sens-là, bien des femmes ont beaucoup plus de couilles que bien des hommes.
user.vonQuel exploit d'avoir réussi à trouver tous ces sous et d'avoir vos machines. Bravo! Alors maintenant, vous ne direz plus que vous êtes obligés de passer par Photoshop pour les couvertures ;-) (d'autant que Scribus fait de la quadrochromie).
Merci à Clochix de sa remarque. Difficile en effet de voir l'expression incriminée comme «non genrée» car elle n'est pas faite pour être métaphorique…
libre fanLe jour où In Libro Veritas devint vraiment libre : http://tinyurl.com/yeu62dw...
romainberth's status on Sunday, 03-Jan-10 09:03:30 UTC (romainberth)RT @romainberth Le jour où In Libro Veritas devint vraiment libre : http://tinyurl.com/yeu62dw...
rgauthier's status on Sunday, 03-Jan-10 14:13:32 UTC (rgauthier)D'accord avec l'intervention de Syl, et celle de Clochix également.
keruzienParmi les auteurs de "La bataille Hadopi", trois femmes sur quarante quatre auteurs, ça fait peu ...
Toujours dans le même livre (je vous le recomande :-), sur les photos de manifs, elles sont rares également. Il n'y a "que" parmi les députés ou élus intervenants, qu'on ne doit pas être loin de la parité.
Y a pas de dames chez les informaticiens ?
Une année 2010 plein de succès à ILV.