53% des mamans prennent le temps chaque soir de raconter une petite histoire à leur enfant selon l’étude d’Ipsos réalisée du 3 au 5 juin 2009. C’est plus que la moitié, c’est plus que le verre à moitié plein, et c’est surtout une bonne nouvelle.

Comme le disent souvent les pédiatres « il n’y a pas de meilleurs médecins que les parents pour détecter lorsque l’enfant change et ne va plus bien », l’étude montre qu’il n’y aurait pas de meilleurs éducateurs à l’éveil que les parents. La quasi-totalité des parents (99%) pense que lire une histoire à son enfant avant l’abandon dans les bras de Morphée est une source d’éveil et de complicité. Et par effet de bord 93% des parents considèrent donc qu’il est faux de dire qu’ « offrir un livre à un enfant qui ne sait pas lire ne sert pas à grand-chose ».

Et c’est là encore une très bonne nouvelle. Tant pour le livre physique, papier, qui a encore de très longs et très beaux jours devant lui, mais également pour la notion même de création artistique et d’œuvres de l’esprit. A ce titre, on devrait ériger des statues à tous ces auteurs qui, plutôt que d’écrire des œuvres impérissables et intemporelles, ont préférer raconter de simples histoires à nos tout-petits. Mais sont elles si simple ces histoires ? ne sont elles pas elles aussi impérissables et intemporelles ?

Je vous renvoie à l’excellent et très instructif livre la « psychanalyse des contes de fées » de Bruno Bettelheim qui explique pourquoi les histoires qu’on raconte –justement- à nos chères têtes blondes sont si intemporelles et impérissables. Ce transmettant, se partageant, de génération en génération, de l’art libre en somme depuis des siècles. Que des entreprises, comme Disney avec Blanche-Neige, ont cru pouvoir mettre sous le joug du copyright.

Seulement la moitié des mamans. En effet beaucoup sont encore contraint par le temps : travail, obligations font que souvent nous ne pouvons jouer aux conteurs d’histoires. Les parents se disent aussi en difficulté pour choisir un livre à lire à leurs enfants, comptant dans plus de 80% des cas que sûr eux même pour faire le choix.

Heureusement la communauté des lecteurs d’InLibroVeritas est là.

Si vous aussi vous lisez des histoires à vos enfants, je vous invite à puiser dans les œuvres des auteurs d’InLibroVeritas qui ont écrit de superbes œuvres à l’attention de nos plus jeunes lecteurs. Et si vous n’aimez pas lire une histoire avec le portable sur les genoux, rien ne vous empêche de vous offrir ces histoires, libres, dans un livre unique à la carte, compilant les œuvres que vous aurez jugés les plus sympa pour vos enfants. C’est ça aussi le libre, pouvoir juger et gouter avant.

Un dernier point, à l’attention des papas, seulement 37% des pères lisent une histoire à leur enfant… elle est belle l’égalité des sexes.

En savoir plus : La page de l’étude.
Photo : miweme sous CC-by